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   Marie-Laure FOURLINNIE (1956-)

Passage du Cap Horn à la voile 1978



Branche De CHAUNAC LANZAC » - « FOURLINNIE »;

Marie-Laure FOURLINNIE(1956-) épouse Benoît BARBIER; Voile.



Une des dignes descendantes de Jean DE CHAUNAC, Marie Laure, vit à cent à l’heure de nombreuses aventures.

En voici une racontée par la journaliste Norvégienne Jane LOMAX à l’occasion du départ d'Anapolis de la course VOLVO OCEAN RACE en avril 2002. Il s’agit d’un hommage à sa participation comme équipière sur le voilier 33Export lors de la course WHITBREAD autour du monde en 1977.


"Pour chaque vent, il y a une voile"


  


































   

 Couverture de "Voiles et Voiliers" en 1978


 

   

Déclaration  de sagesse, d’un des visiteurs du voilier norvégien Djuice à Annapolis, avant le départ de la septième étape de la Course autour du Monde.

Sagesse acquise par son expérience des hautes mers :

Marie-Laure BARBIER FOURLINNIE n’est pas une touriste ordinaire venue assister au départ de la manche de la « Volvo Ocean Race ». Alors qu’elle était une jeune étudiante, elle navigua sur les mers du sud dans la course WHITBREAD de 1977-1978 et elle a beaucoup d’aventures à raconter à propos de ces journées historiques de course autour du Cap Horn.

La chance de visiter Annapolis et de monter à bord de Djuice était trop belle pour être manquée. Marie-Laure arrivait de Houston avec son mari, un des invités de marque du principal sponsor Norvégien « Djuice TM ».

Ce que les sponsors ne savaient pas lorsqu’ils invitèrent le couple était que Marie-Laure fut elle même une navigatrice au long-cour.

  

   

 
















Même Jacques hoche la tête


 

   

Alors qu’elle était une jeune étudiante, Marie-Laure fut un des équipiers du « 33 EXPORT » en compétition en 1977-1978 dans la course autour du monde Whitbread.

« J’ai participé à l’étape Auckland-Rio de Janeiro. Nous étions jeunes et enthousiastes- Nous avions peu de moyens et d’équipement- Je crois avoir emprunté une paire de bottes et une veste de quart ;c’était la seule chose que j’avais pour me tenir chaud- Et la veste avait un harnais intégré, très moderne à ce moment là ». La Française blonde ne semble pas assez âgée pour avoir navigué au travers des océans des mers du sud à cette époque.

L’enthousiasme transparaît, et les histoires qu’elle a à raconter sur ce qui s’est déroulé alors sont assez extraordinaires pour faire hocher de la tête un gars comme Jacques Vincent, qui a traversé six fois le Cap Horn.


« Nous n’avions pas beaucoup de voile. Nous avions un spinnaker que nous gardions dans les forts vents jusqu’à ce qu’il explose, puis nous l’affalions pour le recoudre puis le hissions à nouveau. Nous avons continué à pousser le bateau aussi fort que nous le pouvions ! » Les choses n’ont pas beaucoup changé à cet égard si ce n’est la qualité des voiles.

« Puis, nous avons chaviré, alors que j’étais à la barre. Une énorme vague nous a retournés alors que nous étions dans les quarantièmes rugissants, près des icebergs… », dit Marie-Laure avec un sourire. « Heureusement, j’avais mon harnais- Il m’a sauvé la vie ! Mais un des membres de notre équipage n’a pas été aussi chanceux durant la tempête suivante. Il a été projetté à l'eau, retenu par le winch, et s’est fracturé le fémur. Nous avons tenté de demander de l’aide aux organisateurs de la course, mais en vain, car nous étions trop loin de Rio, au large des Iles Falkland- Le jour suivant, ils n’avaient toujours pas pu envoyer un bateau pour nous aider. Que faire ? »  Une réaction typiquement gauloise de Marie-Laure qui montre que quoiqu’elle soit maintenant un ingénieur habitant Houston, Texas, elle reste française de cœur.

«Autre problème, nous avions perdu notre eau potable. C’était avant que l’on utilise des générateurs d’eau- et nous devions transporter notre eau dans deux réservoirs.

Après avoir chaviré nous avons perdu notre approvisionnement et en plus il ne nous restait a manger que de la nourriture lyophilisée…et un homme d’équipage dangereusement blessé !

Un gros tanker nous a doublé, mais n’a pas pu nous aider dans la forte houle car il n’aurait pas été possible pour nous de monter à son bord ni pour eux de descendre le long des flans raides de la coque, donc ils ont poursuivi leur chemin. Nous avions utilisé tous nos médicaments et n’avions pratiquement plus rien a boire. Que faire ? »

Elle posa la question rhétorique une fois de plus.

  




























   

 

(Marie-Laure était peu disposée à quitter le voilier DJuice à Annapolis)


 

   

« Une des principales différences avec notre course et celle d’aujourd’hui est que nous n’avions pas de radar et de GPS et nous mentions tactiquement a la radio à propos de notre position. Les organisateurs n’avaient aucune possibilité de le vérifier, sans satellite. Lorsque nous avons dû transmettre notre position correcte pour obtenir de l’aide d’un des autres concurrents, nous avons alors découvert qu’en fait nous étions en tête de la course ! »

Marie-Laure semble comme chez elle, assise confortablement à la table de navigation à bord du Djuice pendant qu’elle nous raconte cette partie de l’histoire.

« C’est tout simplement fantastique » dit-elle, en jetant un coup d’œil sur la série de matériels que personne n’aurait imaginé alors en 1977.

  




















   

 Avec le skipper Lisa Macdonald


 

« Tout s’est finalement bien terminé à Rio, en plein carnaval; au moins notre équipier a survécu, même si nous avons dû abandonner l’étape et le déposer en urgence au sud du Brésil. Et nous avions mené la course! »

Il y a à l’évidence encore un marin compétitif en Marie-Laure BARBIER FOURLINNIE. Après avoir parlé aux marins français du Djuice et avoir impressionné le skipper Knut FROSTAD avec ses histoires d’étudiante courageuse et enthousiaste, Marie-Laure fut présentée au skipper de l’équipage féminin de l’ « Amer Sports Two », Lisa Macdonald. Une visite de l’«ATwo » qui a amené le mari de Marie-Laure à se demander s’il n’allait pas rentrer seul au Texas…

Après s’être retenue de se cacher dans un sac de spinnaker, Marie-Laure qui était invitée à suivre le départ de la course, discuta tactiques et techniques avec le commentateur  des « Dragons » sur le bateau spectateur, assistant ainsi le navigateur, Wouters VERBRAAK.

  
































 Avec les dragons.français, de gauche à droite: Jacques Vincent, Herve Cunningham et Jean-Yves Bernot


 

« Ce fut passionnant pour moi de discuter avec Knut et ses équipiers français, et de constater à quel point les bateaux ont évolué et se sont améliorés depuis notre traversée du Cap Horn- seuls les marins n’ont pas changé ! » commenta Marie-Laure.


Peut-être entendrons-nous encore parler de Marie-Laure ? Comme équipière du prochain VOR, peut-être ? Pour le moment, elle s’attache à discuter avec les astronautes de la Station Spatiale Internationale a la NASA, prés de son domicile, en rêvant de voyager dans l’espace.

«Vous devez vous adapter aux nouvelles donnes toute au long de votre vie » explique-t-elle. « Pour chaque vent, il y a une voile ! »

Date:08/05/2002
Ecrit par:
Jane Lomax - djuicedragons Editorial Team


La journaliste Jane LOMAX a bien dépeint Marie-Laure mais voici pour notre plaisir l’aventure vécue de l’intérieur et racontée à l'époque par ma sœur alors qu’elle venait tout juste de rentrer de son étape et de poser son sac à terre.



Lettre de Marie-Laure FOURLINNIE (BARBIER)   

Boston le lundi 13 février 1978


Bonjour mon petit papa, ma petite maman, Marie-Pierre,


C’est à nouveau du plancher des vaches, assise gentiment à mon bureau immobile entre quatre murs bien solides que je vous écris mais après quelles aventures- - - , il y aurait tant et tant à raconter- - - ,voilà en gros les principaux événements. Quatre jours merveilleux à Auckland tout à la joie de retrouver Eric et de préparer le bateau et nous voilà partis dans un tourbillon de voiles et d’au revoir bruyants- - -,petit à petit la terre disparaît, nous prenons le rythme de la vie en mer réglée par les quarts de trois heures à deux, toutes les six heures. Pas trop de vent pour s’éloigner de la Nouvelle Zélande et au prés en plus. Au bout d’une petite semaine, premier coup de vent sérieux. La mer grossissante, le vent de plus en plus sifflant, je suis à la barre depuis une heure et demi et m’amuse à voir la mer se former et les vagues déferler autour du bateau; c’est nouveau pour moi!. Au changement de quart, au moment ou Eric sort du bateau pour me remplacer à la barre, je vois un mur d’eau se dresser parallèle au bateau, le temps de crier à Eric de ne pas sortir, le mur se transforme en un magnifique rouleau déferlant à deux mètres de la coque et puis un mouvement brusque du bateau, des tonnes d’eau qui me tombent dessus, la tête en bas les pieds en l’air, je bois- - -, et sens un nouveau mouvement brusque du bateau qui doit se redresser. Encore des tonnes d’eau qui me tirent, je suis pendue à mon harnais de sécurité, priant pour qu’il tienne. Eric qui s’était cramponné à moitié sorti du bateau, retenu de l’intérieur par Thomas, m’empoigne et me remet dans le cockpit. Je reprends la barre, le temps de voir des vagues immenses, de faire abattre le bateau puis de réaliser- - - , Thomas me remplace. A l’intérieur, tout est sans dessus-dessous, les paillotes flottent et Philippe, le photographe, sort de sa bannette un peu blessé. Il a reçu la batterie sur le ventre et d’après la marque de celle-ci sur le plafond, le bateau a du faire un mouvement de 150° mat dans l’eau, quille en l’air. Les cartes de notre navigateur si méticuleux sont dans les toilettes, Alain le skipper est tout poisseux des vingt kilos de sucres qui se sont renversés sur lui, la bibliothèque est pleine de boites de conserves, on met trois heures à pomper les fonds.

Sur le pont pas de dégâts majeurs ; un tangon cassé, plus de hale bas de bôme, plus de girouette en tête de mat mais lui est toujours là ! Deux couchettes sont inutilisables à cause de l’acide des batteries qui s’est renversé, mais petit à petit tout rentre dans l’ordre. On s’habitue vite au gros temps, à la mer formée et c’est plus impressionnant à raconter qu’à vivre. A l’intérieur on est de vrais singes et de plus en plus doués pour les acrobaties nécessaires quand on s’habille, quand on cuisine, quand on va au petit coin (pas bien grand!) Plus on est descendu vers le sud plus la mer est devenue belle, le bateau surfant sans arrêt entre 18 et 24 nœuds, entre deux gerbes d’eau immenses, un sillage de bateau à moteur et toujours accompagné de dizaines d’Albatros majestueux. Le bateau va vraiment très très vite et les départs au lof ou à l’abattée sont plus qu’impressionnants. . .Le temps passe, entre les quarts sur le pont, les manœuvres, les voiles à recoudre à l’intérieur, tous les spis ont été déchirés les uns après les autres à chaque départ au lof, ce qui a valu de bonnes séances à la machine à coudre. On est descendu jusqu’au 60ieme parallèle sud et on a croisé de très prés deux magnifiques icebergs géants. C’est indescriptible tellement c’est beau. . . Il faisait froid mais on était bien équipé, les nuits étaient très courtes, deux heures maximum, heureusement pour surveiller les icebergs. On a eu des journées ensoleillées entrecoupées de grains de neige et de grêle sous lesquels il faisait nuit, le vent était violent et on allait très très vite: c’est incroyable de voir comme 33 export plane, tellement il est mince et léger.

On a passé le Cap Horn à la tombée de la nuit par un bon vent arrière et une mer très formée. C’est drôle de revoir la terre après tant de jours. Ces grands rochers noirs ou jaune pelés tombant à pic dans l’eau. J’ai pensé à vous tous là bas et le champagne aidant ça fait une drôle d’impression de voir le Cap par le travers, à la barre du bateau, surfant sur d’énormes vagues. On est passé aussi très prés des îles Falkland peuplées de milliard, je dis bien milliard d’oiseaux de tout genre, c’était plus que merveilleux.

J’ai oublié de vous parler de l’aspect moins drôle de l’histoire. Philippe, après le cap size a été mis hors quart à cause d’un bouton au poignet qui s’est envenimé et gonflé incroyablement. Eric, après l’avoir incisé, en a attrapé deux sur la main, puis à tour de rôle tout l’équipage, sauf la mouette et moi, y est passé. Ils avaient tous aux mains et aux poignets de tous petits boutons qui s’infectaient inéluctablement. Thibault a eu le petit doigt qui a enflé considérablement. On croyait à une entorse mais c’était un énorme abcès de pu et les séances de nettoyage au bistouri chaque jour n’étaient pas très marrantes. Bref le bateau s’est très vite transformé en infirmerie flottante, l’intérieur sale, humide et encombré avec souvent l’impression d’être assailli par de gros virus; j’attendais avec impatience de prendre mes quarts sur le pont !

Une semaine après le Horn, Thibault était hors quart à cause de sa main, Alain le skipper aussi, devenant le cuisinier du bord parce qu’il se casse un os du pouce, tout le monde les poignets pleins de boutons, même la mouette y passe, je suis la seule à ne rien avoir, Dieu seul sait pourquoi. Bref un équipage d’éclopés qui commence à souhaiter d’arriver. Au large de l’Argentine nous essuyons un très fort coup de vent, d’abord au prés, puis tournant au vent arrière. La mer est énorme et dans tous les sens, puis petit à petit le vent mollit.

Au changement de quart, à minuit, Eric, Thomas et la Mouette nous remplacent sur le pont, ils ont leur harnais mais ne l’accrochent pas, le vent tombant un peu. Tout d’un coup, des litres d’eau jaillissent à l’intérieur, on bondit de nos bannettes en rigolant et pensant « qu’est ce qu’ils ont du en prendre dehors… » mais Alain crie « un blessé, ne sortez pas sans vos harnais ! » En moins une j’enfile mon harnais et bondis sur le pont pour trouver Eric hurlant dans les bras de Thomas, la jambe droite complètement tordue et le pied à l’intérieur. Une vague pyramidale a déferlé de l’arrière sur le bateau, projetant Eric assis dans les filières à travers le cockpit, contre les winchs pour atterrir dans les filières de l’autre coté, le corps à moitié dans l’eau. Thomas et la Mouette avaient pu le retenir. Inutile de vous décrire l’atmosphère du bord et la douleur d’Eric à chaque vague. . . On l’a piqué à la morphine et gavé de calmant, puis ficelé sur une bannette et transporté à l’intérieur par mille acrobaties. Un peu calmé, on s’est attaqué au découpage de la botte et du ciré se demandant dans quel état on allait trouver la jambe dessous. Dieu merci, c’était une fracture fermée, dix centimètres au-dessus du genou mais pas belle à voir. A grand renfort de lattes et de morceaux de bois découpés dans une couchette, on lui a confectionné des attelles puis transporté dans une bannette tant bien que mal. Alors a commencé une veille constante à la radio avec fortes discussions avec les médecins des autres bateaux et la terre qui nous promettait des secours et une attente interminable de ceux ci qui ne sont jamais venus!

Au bout de deux jours un cargo japonais s’est détourné sur nous, nous a tourné autour pendant une demi-heure pour nous annoncer qu’il allait en Afrique du sud, et repartir aussitôt ! On était à 300 miles des côtes, pas de vent, au bout de nos réserves d’eau, Eric souffrant sans arrêt, à chaque mouvement du bateau, les autres plus ou moins éclopés par le virus et les médicament qui diminuaient petit à petit… Ambiance à bord !

Avant l’accident on était en tête de la course mais le port "Del Sur" le plus proche pour nous était à la frontière de l’Uruguay et du Brésil : « Rio grande ». Au bout de trois jours de navigation pénible avec tantôt du vent tantôt pas du tout, avec le risque à bord de voir la fracture d’Eric s’ouvrir, on a croisé un autre bateau de la course « Jappy Hermes » qui nous a fait passer quelques bidons d’eau, des médicaments et leur médecin que l’on connaissait bien. Soulagement à bord et dernière longue journée de navigation jusqu’à la terre. On a passé deux jours à Rio Grande, petite ville de pêcheurs brésiliens ou Eric a été plâtré et envoyé en France pour y être opéré. Quatre fractures du fémur, il a été bien opéré, double plaque avec 12 vis et il en a maintenant pour deux mois et demi avec béquille puis rééducation. Aux dernières nouvelles il va bien et pourra bientôt rentrer chez lui. Quant à nous on a mis une bonne semaine pour gagner Rio de Janeiro. On a embarqué à bord un médecin brésilien très sympa et l’ambiance était plus que décontractée après la tension des jours précédents. On est arrivé de nuit à Rio sous une pluie torrentielle, merveilleusement accueillis par tous les autres bateaux et avec encore une journée de carnaval devant nous ! Quarante jours de mer, on prend vite le rythme et mis à part les problèmes d’hygiène et de santé à bord, c’est un régal que de vivre au milieu des albatros, des dauphins, des baleines(on en a vu deux), ou sur un bateau qui surfe sans arrêt et avec des copains que l’on apprend à connaître. On découvre vite aussi ses propres résistances et réactions…

A Rio j’ai pensé à vous Papa qui avez du voir comme moi une ville en fête partout, partout. Imaginez qu’après un mois et demi de vie plutôt inconfortable sur « 33 » nous étions logés , tout l’équipage, au Méridien, le plus luxueux hôtel de Rio, au pied du Pain de sucre et de la plage immense de Copacabana, dans un luxe incroyable, avec repas délicieux midi et soir… J’ai fait une cure de fruits frais à en être malade, c’est si bon! J’ai rencontré Boris Ganzélevitch, ami d’Agadir de Mamy, il a été très gentil. Je suis allée visiter un joli village de pêcheurs au Nord de Rio avec l’équipe de TF1 qui faisait un reportage sur la course. Au fait, regardez sur la troisième chaîne, je crois dans l’émission Thalassa, le dernier dimanche de mars, ils passeront le reportage. Le sponsor m’a payé mon voyage retour et j’ai quitté Rio noire de soleil pour débarquer à Boston paralysé sous trois mètres de neige, toute circulation bloquée. Je n’ai en fait manqué qu’une semaine de cours puisque l’université a été fermée une semaine à cause de la tempête de neige. C’est drôle, il y a partout d’immenses sculptures en neige : igloo, Bouddhas, téléphone ou cacahuète géants, bêtes préhistoriques, partout sur le campus. Je suis presque à jour dans mes cours et n’irai à l’institut d’océanographie que la semaine prochaine à cause de la neige. Je cause, je cause, mais j’aimerai tant avoir de vos nouvelles. La poste est perturbée… Je réalise combien je suis privilégiée d’avoir pu vivre tout ça. Ecrivez-moi vite. Je vous embrasse tous très fort . Marie-Laure







Retour sur le futur




Comme promis, voici Marie-Laure en compagnie de son ami Philippe PERRIN, le spationaute français, à son retour à la NASA de Houston, le 24juin 2002, après son vol de deux semaines sur la navette spatiale Endeavour.